Préparer un voyage au Japon, les réponses aux questions qui reviennent le plus

Argent, connexion internet, trains, langue, budget. Des questions nécessitant un petit peu d'organisation, que nous allons aborder ici.

📍 Tout le Japon 📅 Août 2026 8 min de lecture 🎒 Guide pratique
Ferry blanc longeant une côte japonaise sous un ciel dégagé, vu depuis le rivage
Une fois les questions d'organisation réglées, il ne reste plus qu'à voyager.

Un premier voyage au Japon soulève toujours les mêmes questions, et beaucoup se règlent avant même de monter dans l'avion. Voici comment nous procédons désormais, avec les chiffres relevés sur un séjour réel.

Argent : retirer sur place plutôt que changer avant de partir

Échanger ses euros en yens depuis la France, ou au Japon à l'aéroport par exemple, n'est pas une solution avantageuse. Sur un change effectué lors d'un premier séjour, la perte liée au taux atteignait environ 100 euros pour 1 000 euros changés.

Les cartes bancaires en ligne, type Boursobank ou Revolut, appliquent un taux nettement plus favorable et fonctionnent très bien au Japon.

La méthode la plus simple consiste donc à arriver sans aucun yen et à retirer directement sur place. À la sortie de l'aéroport, la carte bancaire suffit pour prendre une carte de transport aux bornes qui acceptent la carte bleue, et rejoindre son hôtel.

Une fois les valises déposées, le premier konbini venu permet de retirer du liquide à son distributeur automatique. Ces commerces sont omniprésents au Japon, sauf dans les toutes petites villes. Selon le site RealGaijin, il y aurait plus de 7 000 konbini rien qu'à Tokyo. Parmi les plus connus : 7-Eleven, Lawson et FamilyMart.

À retenir

Arriver sans yens, payer la carte de transport par carte bancaire à la borne de l'aéroport, puis retirer du liquide au distributeur du premier konbini.

Internet : e-SIM ou pocket wifi ?

Le pocket wifi peut revenir cher si vous n'êtes pas un groupe nombreux. Le rapport prix/usage ne le justifie pas toujours pour un séjour touristique classique.

Nous passons désormais par Japan Experience, sans aucun partenariat à vous présenter, dont l'offre couvre largement nos besoins pour un tarif sans commune mesure. N'hésitez pas à consulter leurs tarifs d'e-SIM.

Les prix varient selon le nombre de jours et le volume de données choisi. Essayez d'estimer ce qui vous sera réellement nécessaire, sachant que les bornes wifi gratuites sont nombreuses au Japon, dans les gares, les centres commerciaux ou les hôtels, ce qui allège un peu la consommation.

Les données mobiles servent surtout à la navigation et à la traduction, deux usages qui ne consomment pas beaucoup.

Panneau bleu et blanc annonçant un réseau Wi-Fi gratuit à Shimonoseki
Exemple de panneau wifi en pleine rue, ici à Shimonoseki.

Trains et bus : la carte de transport

Des bornes présentes dans la plupart des gares permettent d'acheter une carte de transport et de la recharger. Il n'existe ni forfait illimité ni plafond journalier : le coût augmente en fonction du nombre de trajets.

Ces cartes sont appelées IC Card et existent sous plusieurs noms, Pasmo et Suica étant les plus répandues. Les différences entre elles sont négligeables à l'usage : même prix, même fonctionnement, même acceptation aux portiques. Une version dématérialisée existe sur téléphone, mais la carte physique délivrée en machine reste la plus simple à gérer en cas de panne de batterie, et puis ça fait un petit souvenir.

Au-delà des transports, ces cartes sont acceptées dans un très grand nombre de lieux, du nord au sud de l'archipel, commerces compris. Autrement dit, la carte utilisée à Tokyo est la même qu'à Osaka : pas besoin d'en changer, juste d'avoir un solde suffisant. Elle peut aussi servir de moyen de paiement dans les endroits qui l'acceptent.

Le solde restant s'affiche à chaque passage sur le portique. En cas de solde insuffisant, les portiques se ferment, comme un petit clapet, avec une petite sonnette. Cela arrive très souvent, à tout le monde : il suffit de retourner recharger la carte aux machines situées juste à côté, prévues à cet effet. La situation est banale et se règle en quelques secondes.

Panneau du métro de Fukuoka présentant les dix IC Card acceptées : Kitaca, PASMO, Suica, manaca, TOICA, PiTaPa, ICOCA, SUGOCA, nimoca et Hayakaken
Le métro de Fukuoka accepte les dix IC Card du pays, quelle que soit la région où la carte a été achetée.
Plan de réseau JR Kyushu illustré par la grenouille SUGOCA passant sa carte sur une borne
Les plans affichés en gare indiquent jusqu'où la carte est acceptée.
Point de vigilance

Le seul point de vigilance concerne les zones rurales. Certaines lignes régionales n'acceptent pas les IC Card et fonctionnent au ticket. Il arrive qu'un premier train accepte la carte et que le suivant, après correspondance, ne la prenne plus.

Le cas ne concerne que les trajets éloignés des grands axes. Les gares disposent presque toujours d'agents en mesure de renseigner, mais mieux vaut conserver du liquide sur soi.

Billet de train JR Kyushu à 1 300 yens tenu à la main
Sur les lignes régionales, le trajet se paie au ticket, acheté au distributeur de la gare.
Deux autorails orange de JR Kyushu à quai sous une verrière, par temps clair
Un autorail de ligne secondaire. C'est là que la carte de transport s'arrête parfois.

Le bus de ville

Certains bus acceptent l'IC Card, d'autres non. Dans le second cas, un ticket numéroté est distribué à la montée par une petite machine, comme les tickets d'attente chez le médecin. Ce numéro indique à quelle station vous êtes monté et détermine le montant à régler au chauffeur à la descente : montée par l'arrière, descente et paiement par l'avant, en espèces le plus souvent, la carte bancaire restant rare.

Lorsque l'entrée se fait par l'avant, le tarif est généralement fixe. Le paiement s'effectue à la montée, en liquide ou par IC Card si elle est acceptée, et la sortie se fait par l'arrière.

Ces fonctionnements varient d'une région à l'autre. Même en connaissant bien le pays, il reste possible de se retrouver déstabilisé sur une ligne secondaire.

Bus de ville orange et blanc à l'arrêt dans une rue japonaise
Les bus ne fonctionnent pas tous de la même façon : à l'IC Card pour certains, au ticket numéroté pour d'autres.

Langue : l'anglais ou un traducteur ?

Il est vrai que, dans l'ensemble, les Japonais ne s'expriment pas en anglais. Certains le parlent pourtant très bien, et n'hésiteront pas à vous interpeller directement dans cette langue.

Mais il est aussi possible d'être abordé uniquement en japonais, notamment au konbini, pour des questions courantes : sac plastique, baguettes, réchauffage de la nourriture. C'est pour cela que le pays s'est adapté : les commerçants disposent de visuels ou de formulations traduites qu'ils présentent pour faciliter l'échange.

N'hésitez pas à demander si votre interlocuteur parle anglais avant de lui poser directement votre question : un simple « English OK ? », ou si vous le sentez, en japonais, « Eigo daijōbu desu ka ? ». Commencer en anglais sans savoir si la personne est à l'aise peut complètement la bloquer ou la mettre mal à l'aise, je trouve.

Si on vous répond non, ou « a little », il est préférable d'utiliser un traducteur, largement utilisé avec les touristes au Japon. Si vous êtes à l'aise, vous pouvez aussi ajouter « Sumimasen ? », l'équivalent d'« excusez-moi », avant de leur parler, pour marquer l'effort. Google Traduction, gratuit, couvre l'essentiel des besoins.

Mot manuscrit affiché dans un bar : « The owner doesn't speak English, but I'll try my best with a translation app. This is Beer Hall »
Un mot laissé à l'entrée d'un bar : le patron ne parle pas anglais, mais il fera de son mieux avec une application de traduction.
Panneau à Hagi : « Welcome to HAGI. Please feel free to talk to us. I can translate on my Iphone ! »
À Hagi, un commerçant annonce d'emblée qu'il peut traduire depuis son téléphone.

Reste le vocabulaire du quotidien, celui qu'on entend sans le comprendre : sac plastique, baguettes, sur place ou à emporter, réchauffage. Quelques mots clés mémorisés avant le départ pourraient vous aider. Si cela vous intéresse, je pourrais y consacrer un article : dites-le moi.

Les applications à installer avant le départ

Transports

  • Google Maps Donne les horaires des prochains trains et bus en temps réel, ainsi que le montant exact du trajet.
  • HELLO CYCLING Permet de louer un vélo en libre-service. L'inscription exige un numéro de téléphone pour recevoir un SMS de validation : mieux vaut donc créer son compte avant le départ. L'application indique sur une carte le nombre de vélos disponibles par station. ≈ 80 centimes les 30 premières minutes, puis par tranche de 15 minutes · près de 14 € pour 12 heures

Prévention des risques

Dans un pays soumis à des catastrophes naturelles, ces applications peuvent être indispensables.

  • Yurekuru Call Signale les tremblements de terre en temps réel et permet un suivi immédiat. La version gratuite suffit.
  • NHK World Diffuse l'information en anglais, en direct, en cas de typhon ou de séisme.
  • Kuma Map Recense les signalements d'ours. Le risque est réel sur l'ensemble du territoire, y compris à proximité de sites touristiques. Lors d'un séjour, la consultation de l'application la veille d'une visite de temple en zone boisée a révélé un signalement dans la zone exacte du trajet. La sortie a été annulée.
Panneau jaune « くま危険 / Caution Bear in the Area!!! » accroché à une rambarde au milieu de la végétation
Un panneau d'alerte aux ours, accroché à une rambarde.
Affiche officielle « Preventing Bear Encounters and Incidents » montrant un ours brun et un ours noir
Exemple d'affiche de prévention, dans une gare.

Usage quotidien

  • MyMizu Cartographie les points d'eau potable accessibles en ville pour remplir une gourde. Vérifier au cas par cas l'absence de contre-indication sur place.

Hébergement : hôtel ou Airbnb ?

Le choix dépend surtout de la taille du groupe et du type de séjour recherché. Airbnb peut se justifier à plusieurs ; l'hôtel reste plus simple pour deux personnes.

Les meilleurs tarifs se trouvent en réservant tôt et en acceptant de s'éloigner du centre-ville. En revanche, choisir un logement à proximité d'une gare est d'un réel confort.

Faut-il changer de ville pendant le séjour ?

Tout dépend de la durée et du rythme choisi. Pour Tokyo, un seul logement suffit. Pour l'axe Osaka-Kyoto-Nara, un seul hébergement à Osaka ou à Kyoto suffit également : les distances se couvrent facilement en train, et les allers-retours quotidiens ne sont pas excessivement chers.

Budget : à quoi s'attendre

Le shinkansen. Confortable et rapide, il constitue une expérience à part entière. C'est aussi le poste le plus lourd après le vol et l'hébergement, comme le montrent les chiffres ci-dessous.

L'alimentation. En s'en tenant aux bentos de supermarché, entre 2 et 4 €, et aux chaînes bon marché type Saizeriya ou Yoshinoya, le budget descend à 10 à 15 € par jour et par personne pour trois repas, ou deux repas et un en-cas.

Les activités et les musées. L'entrée des temples et sanctuaires reste très faible, souvent entre 300 et 600 yens, et une bonne partie des sites majeurs sont gratuits d'accès. L'écart est notable pour les expositions immersives et les parcs à thème, mais ceux-ci restent vraiment uniques.

Intérieur d'une rame de shinkansen, sièges bleus alignés le long des fenêtres
L'intérieur d'un shinkansen. Le confort est réel, le prix aussi : c'est le poste le plus lourd après le vol et l'hébergement.

Ce qu'a coûté un séjour réel

Chiffres relevés sur un deuxième voyage, marqué par de nombreux déplacements, des restaurants, des en-cas et des activités payantes, sans recherche d'économie particulière ni excès.

Détail des dépenses d'un séjour de deux semaines au Japon, pour deux personnes et par personne
PosteTotal (2 personnes)Par personne
Vol2 288 €1 144 €
Logement1 577 €788 €
Transports305 €152 €
Shinkansen918 €459 €
Restaurants et repas389 €194 €
Activités145 €72 €
En-cas et confiseries257 €128 €
Internet40 €20 €
Total5 919 €2 957 €

Les dépenses personnelles, souvenirs, achats et extras, ne sont pas comptabilisées ici : elles varient trop d'un voyageur à l'autre pour constituer une base de comparaison utile.

La version en vidéo

Tout ce qui précède est également repris en vidéo, avec les images du séjour.

La vidéo ne se charge qu'au clic : aucun cookie tiers n'est déposé tant que vous ne la lancez pas.

En bref

Faut-il changer de l'argent avant de partir au Japon ?

Non. Mieux vaut arriver sans yens et retirer sur place avec une carte type Boursobank ou Revolut, aux distributeurs des konbini.

Comment avoir internet au Japon ?

Une offre souscrite avant le départ, chez Japan Experience par exemple, revient moins cher qu'un pocket wifi. Inutile de viser un gros volume de données.

Quelle carte de transport choisir, Suica ou Pasmo ?

Peu importe. Ces deux IC Card ont le même prix, le même fonctionnement et la même couverture nationale.

Parle-t-on anglais au Japon ?

Peu, mais de façon inégale selon les lieux. Un traducteur sur téléphone règle la quasi-totalité des situations.

Quel budget prévoir pour deux semaines au Japon ?

Environ 2 950 € par personne sur un séjour très mobile incluant vol, hébergement, shinkansen, restaurants et activités, hors dépenses personnelles.

Envie de savoir où aller une fois sur place ?

Voir tous les articles